-------Parfois il vous suffit d'un mot, d'une parole d'un ami proche ou d'une connaissance, d'une jolie citation écrite sur un morceau de papier laissé à l'abandon, d'un dessin rigolo sur une table de classe, ou d'un rayon de soleil qui transperce les nuages pour que vous vous sentiez en vie. Ce genre de choses toutes simples mais qui agissent comme un baume au coeur. On arrive dans certains moments d'allégresse à se contenter de peu, d'un sourire, d'un rire, d'un regard... Mais les périodes de faiblesse sont plus exigeantes, et c'est souvent là où l'on a du mal à retrouver le réconfort des beaux jours. Vivre le bonheur par procuration, un jeu assez amusant au début mais dont on se lasse vite, essayer d'être heureux pour les autres pour l'être nous aussi, et soulager ses peines en apaisant celles des autres, en fin de compte, regarder sa vie au lieu de la vivre. Par lâcheté, ou par peur d'affronter. Utiliser ce bouclier invisible qui absorbe tous les maux mais qui nous explose à la figure quand il sature... Ou s'enfermer dans son petit monde pour éviter les conflits ou les vérités qui font mal... Il suffit juste d'une chose pour vous remonter à la surface, chacun trouve sa machine à rêves, son rayon de soleil ou sa "pensée agréable"... Le bonheur, à consommer avec modération certes, on le sait tous, le bonheur fait mal lorsque la nostalgie vous envahit et les souvenirs vous hantent, mais tellement rare que chaque seconde compte, et tout peut basculer à la minute même... Le bonheur, cette lueur au bout du long tunnel de la vie qui vous dit que non, tout n'est pas cruel, et que oui tout est possible. Ces moments où plus rien ne vous atteint, où vous ne pensez pas au lendemain qui paraitra si fade, mais juste à vivre l'instant présent. Ces moments où vous ne parvenez à décrocher ce sourire béat de votre visage, que vous trouvez tellement ridicule en le retentant devant la glace... Ce sourire si dur à reproduire quand on veut faire croire que tout va... C'est très facile de sourire quand on a mal, mais seules les personnes qui nous connaissent sauront distinguer le vrai du faux.